Mohamed Amimer
Mohamed Amimer, le « Grand Momo » : itinéraire d’une figure du grand banditisme parisien
Mohamed Amimer, né le 24 janvier 1959 à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, est une figure connue du grand banditisme français. Au fil des années, la presse lui a attribué plusieurs surnoms, parmi lesquels « Momo l’élégant », « le Grand Momo » et « la Rolls-Royce de la cavale ».
Son parcours est associé à une période où le grand banditisme parisien était marqué par les braquages de banques et de fourgons, les réseaux du milieu et les liens entre différentes figures criminelles de la région parisienne.
Des débuts à Noisy-le-Sec
Mohamed Amimer grandit dans le quartier de la Boissière, à Noisy-le-Sec. D’après les éléments biographiques repris par Wikipédia, son père était propriétaire d’un café et sa mère était marocaine. Il se retrouve très jeune confronté à la justice et est notamment condamné à l’âge de 20 ans pour une affaire de faux permis.
Dans les années 1990, son nom prend davantage d’importance dans le milieu. Il devient notamment propriétaire du Triangle, une discothèque située à Andilly, dans le Val-d’Oise. L’établissement contribue à sa notoriété dans le monde de la nuit et lui permet de côtoyer des personnalités de différents horizons.
Le braquage de Perpignan
L'un des épisodes judiciaires les plus importants de son parcours intervient en mai 1994. Mohamed Amimer est condamné pour sa participation à l'attaque d'un fourgon de transport de fonds de la Brink's à Perpignan.
Selon les sources disponibles, l'opération implique plusieurs hommes et permet de dérober une importante somme d'argent. Arrêté en février 1996, Amimer est finalement condamné à 16 ans de réclusion criminelle pour vol à main armée.
Cette condamnation marque une étape majeure dans son parcours criminel.
L’évasion de Nîmes
L'histoire de Mohamed Amimer devient particulièrement connue après son évasion de la maison d'arrêt de Nîmes, le 25 août 2000.
Avec le détenu Dominique Delattre, il parvient à franchir l'enceinte de la prison à l'aide de cordes et d'échelles qui auraient été déposées à proximité par des complices déguisés en peintres. Les deux hommes prennent ensuite la fuite à bord d'une voiture volée.
Cette évasion spectaculaire contribue à la réputation qui lui vaut dans la presse le surnom de « Rolls-Royce de la cavale ».
Après son évasion, Amimer se réfugie en Algérie. Il revient en France quelques années plus tard et est interpellé à Paris le 18 octobre 2004. Il est ensuite incarcéré à Fresnes puis à la maison centrale de Poissy. Il est libéré en mai 2010.
Une figure du « milieu » parisien
Son nom apparaît également dans les récits consacrés au grand banditisme francilien des années 1990. Lors du procès de 2017, l'ancien commissaire Yves Jobic a notamment présenté Amimer comme appartenant au noyau dur d'une équipe active dans le milieu parisien. Cette présentation relève du témoignage et de l'analyse policière rapportés lors du procès, et non d'une qualification judiciaire générale de l'ensemble des faits évoqués.
La presse l'a également décrit comme une ancienne figure du grand banditisme français.
Le procès du braquage de 1994
Un autre épisode judiciaire va refaire parler de Mohamed Amimer plus de vingt ans après les faits.
En 1994, une agence de la banque Inchauspé à Paris avait été braquée. Des mégots retrouvés sur place ont des années plus tard permis d'obtenir des profils ADN. En 2017, Mohamed Amimer et Patrick Musset comparaissent devant la cour d'assises de Paris. Amimer nie avoir participé au braquage, mais est finalement déclaré coupable.
Le 8 septembre 2017, les deux hommes sont condamnés à cinq ans d'emprisonnement avec sursis, ainsi qu'à une amende de 100 000 euros chacun. Ils restent libres à l'issue du procès.
Une nouvelle vie après la prison
Après sa libération en 2010, le parcours d'Amimer prend une autre direction. Les sources biographiques indiquent qu'il s'implique notamment dans la réinsertion d'anciens détenus, en organisant des spectacles et en participant à des actions associatives.
En 2016, son nom réapparaît dans la presse pour une histoire très éloignée des braquages : il intervient après la découverte d'un bébé tigre à Noisy-le-Sec. Ancienne figure du grand banditisme, Amimer explique alors avoir utilisé ses contacts dans le milieu du cirque et des forains pour tenter de retrouver l'origine de l'animal.
Une figure emblématique d'une époque révolue
Le parcours de Mohamed Amimer appartient à l'histoire du grand banditisme français des années 1980 et 1990. Son nom est associé à plusieurs condamnations judiciaires, à une spectaculaire évasion et à des procès qui ont continué à faire parler de lui des décennies après les faits.
Le surnom de « caïd parisien » résume une image construite au fil des récits policiers et médiatiques. Les sources disponibles utilisent cependant davantage les expressions « grand braqueur », « figure du grand banditisme », « Grand Momo » ou « Momo l'élégant ».
Son histoire illustre surtout la trajectoire d'un homme qui, après avoir été condamné et incarcéré pour des faits de grand banditisme, a progressivement tenté de reconstruire une vie en dehors du milieu criminel
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